Merci à Lucie qui a attiré notre attention sur un article de Marianne (N°886, 11-17 avril 2014, p.13) ; le magazine titre sur le traité transatlantique en cours de négociation entre l’UE et l’Amérique du Nord.
Il s’agit plus particulièrement ici de l’article de la sénatrice UDI de l’Ain Sylvie GOY-CHAVENT. Quel rapport avec le Livradois-Forez me direz-vous ? le titre est explicite « la fin de notre agriculture de qualité« .
« Les paysans français seront sacrifiés« , en dépit des promesses sur les exportations accrues vers les USA de produits laitiers, de sucre, de confiserie grâce à la disparition des droits de douanes américains. Seul le lait, taxé à 8% aujourd’hui pourrait en bénéficier éventuellement.
Le risque est ailleurs : le gouvernement américain soutient son agriculture avec le « Farm Bill » qui vient d’être signé : un soutien à l’agriculture US bien supérieur avec les subventions européennes : ainsi le revenu des producteurs américains est garanti en cas de baisse des cours. Les aides européennes, elles, sont liées à la surface et donc une baisse des cours entraîne la chute du revenu agricole.
En première ligne des victimes les petites exploitations évidemment et les nouvelles installations : la recherche de qualité ne pourrait résister dans ce cadre à une production de masse « avec des hormones, des antibiotiques, du chlore et des OGM« .
Et l’auteur de dénoncer enfin la promesse d’un étiquetage de produits US (du style « composition : 5% de boeuf charolais, 95% de boeuf américain« ) alors que la commission européenne ne parvient pas à l’imposer aux états de l’Union Européenne.
En outre le signal envoyé aux électeurs par cette négociation ultra-confidentielle est particulièrement négatif.
à approfondir notamment avec le site internet de
– la « Petite région agricole » : http://www.agri63.com/index.php?option=com_content&view=article&id=22&Itemid=8
– du dernier rapport d’activité : http://www.chambre-agri63.com/lf.pdf
Ambert au centre a déjà eu l’occasion de travailler sur la filière agricole de qualité qui est en place ici. Il est évident que cette réflexion sur l’agriculture ne peut que se poursuivre.





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