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Ecoles primaires : gardons le rythme ?


rythmes2014Alors que le débat sur les rythmes scolaires prend une allure déplaisante, construite dans la surenchère politique par les uns et par les autres, Ambert au centre se doit de poser calmement les choses.

Avec quelques semaines de recul, vous qui pratiquez ces rythmes en tant que professionnels, que parents ou autre, quelle opinion avez-vous sur ce démarrage ?

Il ne s’agit pas de polémiquer ici, mais simplement d’alimenter la réflexion sur des faits concrets, mais aussi d’éclairer les communes qui doivent sauter le pas cette année.

Merci d’avance à tous de vos contributions.

5 réponses à “Ecoles primaires : gardons le rythme ?

  1. J’ai eu l’occasion d’assister à des réunions et des conseils d’école à ce sujet.
    Dans mon patelin, la mairie pratique dès cette année la réforme.
    Durant la première semaine de la rentrée, les parents ont eu à inscrire leurs enfants aux diverses activités renouvelées (une sorte de tourne des équipes sur les groupes scolaires) après chaque périodes de vacances scolaires.
    Tout le monde n’est pas servi selon ses vœux : certaines activités sont trop demandées pour les capacités d’accueil.
    Si dans le public, tout semble fonctionner, dans le privé, les enfants doivent se contenter d’un animateur pour plus de 50 enfants … et faire de la garderie. Je n’ai pas de détail, si ce n’est qu’ils font des scoubidous … cela ne fait pas rêver.
    Les personnels encadrant se plaignent de ne pas être tous diplômés « petite enfance » ou formé à encadrer des enfants pour leur proposer des activités (je pense aux bibliothécaires scolaires) et regrettent que le nombre d’enfants pour un adulte soit supérieur à ceux exigés dans le cadre des sorties scolaires.
    Il apparait aussi que les enfants sont difficilement « gérables » l’après midi parce que le système aurait supprimé la récré de 15h. Alors, dès la sortie des cours, il ne faut pas hésiter à leur laisser 15 mn pour qu’ils se défoulent, courent et crient avant de pouvoir les « reprendre » et faire des choses éducatives ou culturelles.
    Enfin, s’il est facile de faire des choses dans une grande cour, l’hiver venu, il sera impossible dans certains lieux fermés d’accueillir 100 têtes …
    Quant aux activités proposées, toutes ne sont pas intéressantes et ne relèvent pas de celles que pouvaient choisir, à leur convenance, les parents pour leurs enfants. Faute d’y trouver leur compte, les parents regrettent de devoir quitter le travail ou s’organiser pour que leur rejeton face une activité de type « musique au conservatoire de musique » … ou doivent y renoncer à cause de l’accumulation de temps scolaire+périscolaire qui ne laisse plus l’occasion de faire autre chose en plus, sous peine de se retrouver avec des enfants en surcharge, frisant le burn out …

    Cette réforme est avant tout une façon d’aligner le temps scolaire sur ce qui se pratique dans le reste de l’Europe et de transférer des charges financières ne relevant pas de l’instruction publique, aux collectivités locales.
    La réforme Sarkozy était une ineptie, la logique aurait été de revenir au statu quo ante, et d’alléger certains programmes (se contenter de peu mais de qualité plutôt que de vouloir tout faire superficiellement). Visiblement, le moins disant éducatif est encore à l’œuvre.

    Désolée pour ces longueurs, avec le coté « c’était mieux avant » mais je suis énervée devant le manque de maîtrise de l’orthographe et de la syntaxe des jeunes de ma famille, à l’indigence des programmes, au manque d’ambition, et à l’oubli de la notion d’effort (apprendre, écrire, retenir ).

  2. Un très grand merci pour ce témoignage qui fait plus que répondre à nos attentes. Bravo encore !

  3. Cela me fait penser que le blog « FO-Municipaux » d’un patelin expose le point de vue du personnel :
    http://fo-laval.over-blog.com/article-rythmes-scolaires-120162635.html
    http://fo-laval.over-blog.com/article-rythmes-scolaires-suite-120265611.html
    Il y a matière à réflexion.

  4. 04/12/2013 :
    Je vous fais un point de situation car je viens de croiser un parent d’élève membre de l’amicale laïque et du conseil d’école de la primaire d’à coté de chez moi.
    De fait, les enseignants ne peuvent plus pratiquer de sorties pédagogiques pour les raisons cumulatives suivantes :
    – les horaires de temps scolaires compromettent les visites longues ( à la journée) puisque les enfants inscrits aux activités sont tenus d’y assister …
    – pour financer la réforme, la mairie a supprimer les financements pédagogiques,
    – faute de financement municipal, l’amicale est appelée en soutien. Mais elle manque de fonds, faute de temps à la sorties des classes pour mettre en place des « ventes flash » de gâteaux et autres trucs de ce genre dont elle était coutumière … parce que les enfants sont sollicités pour les activités périscolaires et les parents absents.

    Autre réflexion purement personnelle : à vouloir faire une activité différente après chacune des vacances scolaires, les enfants ne progresseront jamais. Dans un club, ils passent les années et les niveaux. Ici, ils resteront d’éternels consommateurs superficiel, des zappeurs, ce qui n’encourage pas le goût pour l’effort et la ténacité.

  5. Pingback: De la réforme scolaire en pratique. | Calami, ite !

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