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Archives de Catégorie: vie politique
Municipales 2026 à Ambert : les conseillers départementaux du canton rétablissent la vérité.
Publié dans l'Arrondissement d'Ambert
Nouvelle Energie : il est temps d’aller chercher le pouvoir.
Chers amis, Le 15 mars dernier, David Lisnard a été réélu maire de Cannes dès le premier tour, avec un score faisant de lui le maire le mieux élu de France dans les communes de plus de 30 000 habitants. Ce résultat remarquable est l’aboutissement d’un engagement constant, du travail et de la rigueur d’une méthode éprouvée. Il est aussi la reconnaissance d’une vision exigeante de la politique et d’un homme qui agit, qui obtient des résultats, qui rassemble. À travers toute la France, les équipes de Nouvelle Énergie sont mobilisées pour faire connaître et diffuser cette approche, portée également par les plus de 200 adhérents Nouvelle Énergie élus maires dès le premier tour de scrutin. Notre ambition est claire, elle vise à porter ce modèle de réussite au niveau national, en vue des échéances de 2027, et proposer une véritable alternative pour l’avenir de notre pays. Pour y parvenir, nous avons besoin de vous ! Nous vous invitons à adhérer ou réadhérer à Nouvelle Énergie afin de soutenir David Lisnard et son mouvement dans cette dynamique. Si cela est déjà fait, nous vous en remercions, comme nous vous sommes reconnaissants de faire adhérer toute personne autour de vous souhaitant redresser la France autour des valeurs de liberté, d’ordre, de responsabilité, de dignité. J’adhère ou je réadhère à Nouvelle Energie : Adhésion Votre engagement est essentiel pour faire grandir cette vision et faire naître une nouvelle espérance pour la France. Merci pour votre soutien, |
Publié dans Municipales 2026, Nouvelle énergie
Tagué David Lisnard, Nouvelle Energie
Municipales 2026 : les listes dans les communes de l’arrondissement d’Ambert. Votons !
Vous trouverez ci-joint le nom de la liste, le nom de la tête de liste et le nombre de candidats.
ATTENTION l’obligation de parité peut faire que la tête de liste n’est pas forcément le 1er de la liste, prétendant au poste de maire, mais parfois le ou la numéro 2.
Dans 15 communes sur les 58 de l’arrondissement les électeurs auront le choix entre au moins 2 listes, dans les autres, une seule liste se présente au vote des électeurs.
- Aix-la-Fayette :
- 1 – Aix en mouvement, Roger BERGHEAUD, 9 candidats
- 2 – L’avenir se construit continuons d’agir ensemble, Guy SAUVADET, 9 candidats
- 3 – Agissons ensemble, Didier VIAL, 8 candidats
- Ambert
- 1 – Ambert en mouvement, Myriam FOUGERE, 29 candidats
- 2 – Ambert, pour vous et avec vous, Stéphanie FUEYO, 29 candidats
- 3 – Ambert 2026 : Didier DORE, 31 candidats
- Arlanc
- 1 – Tous unis pour Arlanc, Christophe DELAYRE, 21 candidats
- Auzelles
- 1 – Auzelles ensemble, Marie-Laure NUNES, 13 candidats
- Baffie
- 1 – Ensemble pour Baffie, Eric CAMPEAUX, 11 candidats
- Bertignat
- 1 – Bertignat dynamique ! Bérengère MADEYRE, 13 candidats
- 2 – Agir pour Bertignat, Dominique GOUTTEBEL, 11 candidats
- Beurières
- 1 Habiter Beurières, Eric BURNICHON, 11 candidats
- Brousse
- 1 – « Bien vivre ensemble » à Brousse, Sébastien DUGNAS, 12 candidats
- Le Brugeron
- 1 – Le Brugeron, nouvel élan, même horizon, Jean-François BAYLE, 13 candidats
- Ceilloux
- 1 – Ceilloux avec vous, Bernard LEBEAU, 10 candidats
- 2 – Une équipe à votre écoute, Françoise MARSEILLES, 13 candidats
- Chambon-sur-Dolore
- 1 – Tous unis pour l’avenir de Chambon, Serge CHAPUIS, 11 candidats
- Champétières
- 1 – Champétières agir ensemble, Florent GRAS, 11 candidats
- 2 – Construire ensemble, Mayelle QUENEE, 13 candidats
- La Chapelle-Agnon
- Solidaires pour bien vivre à la Chapelle, Richard GOMEZ, 12 candidats
- La Chaulme
- 1 – Ensemble pour La Chaulme, Alain FAURE, 11 candidats
- Chaumont-le-Bourg
- 1 – Ensemble pour Chaumont, Raymond NOURRISSON, 11 candidats
- Condat-lès-Montboissier
- 1 – Continuons d’agir pour Condat, Corinne DELAIR, 11 candidats
- Cunlhat
- 1 – Pour Cunlhat, ensemble, agir est possible, Chantal FACY, 16 candidats
- 2 – Vivons Cunlhat ensemble, Frédéric FARGETTE, 17 candidats
- Domaize
- 1 – Domaize en commun, Gérard GRENIER, 11 candidats
- 2 – Domaize éco responsable et solidaire, Dominique CALLY, 12 candidats
- Doranges
- 1 – Ensemble pour Doranges, Bernard PASTEL, 11 candidats
- Dore-l’Église
- 1 – Dore 2026 : un héritage respecté, un avenir à construire, Lylian FRITEYRE, 15 candidats
- Échandelys
- 1 – Agir pour Echandelys, Christian HEUX, 13 candidats
- Églisolles
- 1 – Liste d’entente municipale, Jean-Luc VIALLARD, 11 candidats
- Fayet-Ronaye
- 1 – Pour l’avenir de Fayet Ronaye, Patrick HERVOUET, 10 candidats
- La Forie
- 1 – La Forie d’envies la Forie d’avenir, Jean-Luc DI MARCO, 11 candidats
- Fournols
- 1 – Ensemble pour Fournols, Bruno PAUL, 11 candidats
- Grandrif
- 1 – Grandrif aujourd’hui et demain, Isabelle CHANTELAUZE, 11 candidats
- Grandval
- 1 – Liste d’union et de défense des intérêts communaux, Didier FOURT, 11 candidats
- Job
- 1 – Ensemble pour Job, François DAUPHIN, 15 candidats
- Marat
- 1 – Ensemble pour Marat, Philippe COSTE, 15 candidats
- Marsac-en-Livradois
- 1 – Marsac à venir, Stéphane MENAGER, 17 candidats
- 2 – Vivre à Marsac, Pierre COMPTE, 16 candidats
- Mayres
- 1 – Poursuivre pour Mayres, Stéphane BONNET, 11 candidats,
- Medeyrolles
- 1 – Bien vivre à Medeyrolles, Nadine BRUNEL, 13 candidats
- Le Monestier
- 1 – Bien vivre au Monestier, Didier LACK, 11 candidats
- Novacelles
- 1 -è Novacelles 2026, Aurélie DORCHIERS-GREINER, 11 candidats
- Olliergues
- 1 – Tous ensemble pour Olliergues, Nathalie BENE, 17 candidats
- Saillant
- 1 – Liste pour maintenir Saillant dans une bonne dynamique, Michel ROCHE
- Saint-Alyre-d’Arlanc
- 1 – Construisons ensemble, Patrice PECHEREAU, 10 candidats
- 2 – Bien vivre à Saint Alyre, André PRISSET, 12 candidats
- Saint-Amant-Roche-Savine
- 1 – Saint-Amant, un avenir partagé, Isabelle MONTALBANO, 17 candidats
- 2 – Génération’s St Amant, Cédric CAMBRAY, 16 candidats
- Saint-Anthème
- 1 – Faire ensemble pour Saint-Anthème, Patrick TOURNEBIZE, 15 candidats
- 2 – Agir ensemble pour Saint-Anthème, Jacques SERRE, 13 candidats
- Saint-Bonnet-le-Bourg
- 1 – Une équipe en action pour la commune, Véronique HAUVILLE, 11 candidats
- Saint-Bonnet-le-Chastel
- 1 – S’unir pour l’avenir, Yves DECHELLE, 9 candidats
- 2 – Bâtir ensemble le Saint Bonnet de demain, Simon RODIER, 11 candidats
- Sainte-Catherine
- 1 – Pour Ste Catherine, Daniel JOLY, 7 candidats
- Saint-Clément-de-Valorgue
- 1 – Tous unis pour Saint Clément, André SAMSON, 11 candidats
- Saint-Éloy-la-Glacière
- 1 – Ensemble pour Saint-Eloy, Céline PICARD, 9 candidats
- Saint-Ferréol-des-Côtes
- 1 – Nouvelle équipe pour l’avenir, Daniel FORESTIER, 15 candidats
- Saint-Germain-l’Herm
- 1 – Tous unis pour Saint Germain, Brigitte ARNAL
- 2 – Ensemble pour Saint-Germain l’Herm, Pascal CARLE
- Saint-Gervais-sous-Meymont
- 1 – Ensemble avenir Saint Gervais, Didier COQUEL, 13 candidats
- Saint-Just
- 1 St Just en confiance, François CHAUTARD, 11 candidats
- Saint-Martin-des-Olmes
- 1 – Vivre ensemble à St Martin, Jean-François KLUFTS, 11 candidats
- Saint-Pierre-la-Bourlhonne
- 1 – Vivons Saint Pierre, Pascal CAPUS, 13 candidats
- Saint-Romain
- 1 – Liste d’entente communale, Marc-Alain CHARLET, 11 candidats
- 2 – Saint-Romain, un nouveau regard, Julien FOUGEROUSE, 10 candidats
- Saint-Sauveur-la-Sagne
- 1 – Liste de défense des intérêts communaux, Roland CHALENDAR, 8 candidats
- Sauvessanges
- 1 – Agir ensemble pour Sauvessanges, Didier ARDEVOL, 15 candidats
- Thiolières
- 1 – Bien vivre à Thiolières, Mireille FONLUPT, 12 candidats
- Tours-sur-Meymont
- 1 – Vivre ensemble à Tours-sur-Meymont, Bernard GIVOIS, 15 candidats
- 2 – Ensemble Tours sur Meymont, Régis RIONNET, 15 candidats
- Valcivières
- 1 – Valcivières ensemble, André VOLDOIRE, 11 candidats
- Vertolaye
- 1 – Vertolaye, envie d’avenir, Marc MENAGER
- Viverols
- 1 – Continuons l’avenir de Viverols, Gaetan MONNIER
Publié dans Ambert, Arlanc, Baffie, Beurrières, Champétières, Chaumont le bourg, Doranges, Dore l'église, Eglisolles, Grandrif1, Haut-Livradois, Job, l'Arrondissement d'Ambert, La Chaulme, La Forie, Marsac en Livradois, Mayres, Medeyrolles, Municipales 2026, Novacelles, Saillant, Saint Alyre d'Arlanc, Saint Anthème, Saint Clément de Valorgue, Saint Ferréol des côtes, Saint Just, Saint Martin des Olmes, Saint Romain, Saint Sauveur la Sagne, Sauvessanges, Thiolières, Valcivières, vie politique, Viverols
Félicitation aux champions arlancois, ils ne lâchent rien.
Et bon courage pour cette nouvelle année où ils sont déjà entrés dans le « top 8 ». A Arlanc, on ne lâche rien !

source : Puy de Dôme en Mouvement, n° 232, 1er trimestre 2026
Publié dans l'Arrondissement d'Ambert
Nouvelle Energie : Il est temps d’aller chercher le pouvoir.
Nouvelle Énergie 69 rue des Entrepreneurs Paris 75015 France mettre à jour vos préférences ou vous désabonner |
Publié dans Nouvelle énergie, vie politique
Vos conseillers départementaux vous informent : le formulaire DALD 2026 est en ligne.
Chaque année la DALD apporte aux associations du canton une aide pour accompagner les animations sur notre territoire.
N’hésitez pas à nous solliciter
Valérie PRUNIER et Michel SAUVADE, conseillers départementaux du canton d’Ambert.
Publié dans l'Arrondissement d'Ambert
En passant
Nouvel Energie, c’est aussi en Livradois-Forez. Vous pouvez nous rejoindre : michel.sauvade@orange.fr Bonne année 2026 pour chacun d’entre vous. Michel SAUVADE, référent Nouvelle énergie pour la 5ème circonscription du Puy de Dôme. Chers amis, Alors que nous entrons dans l’année … Lire la suite
David Lisnard : « Les crises ont démontré la solidité de l’échelon communal »
À la veille du Congrès de l’AMF (qui se tiendra du 17 au 20 novembre), son président, David Lisnard, maire de Cannes et président de la communauté d’agglomération Cannes Lérins, plaide en faveur d’une réorganisation des pouvoirs publics fondée sur la liberté et la responsabilité locale. L’État doit, selon lui, garantir l’autonomie financière et fiscale des collectivités, et confier un pouvoir règlementaire aux élus.
Par Bénédicte Rallu et Xavier Brivet
[Interview parue initialement sur le site de Maires de France.]
Le thème du 107e Congrès de l’AMF est « Pour les communes : liberté ! » Ces libertés sont-elles menacées ?
Ce n’est pas une menace mais une réalité : les libertés locales se réduisent. Les collectivités sont confrontées à de plus en plus de contraintes, de procédures obligatoires, de prélèvements financiers de l’État, d’entraves à l’action, de complication et de codification de la décision publique. Ceci, au détriment de l’efficacité de l’action publique, du service rendu à l’usager et du coût facturé au contribuable. Cela est vrai pour tout le système public : il y a plus de dépense publique qu’auparavant, plus de prélèvements obligatoires et des services publics défaillants – 20 % des services d’urgence hospitalière n’assurent pas la continuité du service, par exemple.
Le débat sur plus ou moins de moyens est un faux débat. La vraie question est « quelle est la qualité de l’organisation des pouvoirs publics qui peut nous permettre de défendre en même temps l’usager, le contribuable et l’agent du service public ? »
Pourquoi sommes-nous dans cette situation ?
Cela est dû à la sur-administration qui est le fruit d’une sur-règlementation qui veut tout prévoir, tout encadrer, tout autoriser. Nous sommes passés d’un régime de liberté et de responsabilité à un principe d’autorisation préalable dans beaucoup de domaines. Tous les élus d’expérience vous le disent : aujourd’hui, le même projet est plus coûteux, plus compliqué et plus long à mener qu’il y a vingt ans.
Je note d’ailleurs que lorsque l’État est confronté aux règles qu’il nous impose, il s’en exonère et adopte des lois d’exception, comme ce fut le cas pour l’organisation des Jeux olympiques ou la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Ce régime simplifié d’exception doit devenir le droit commun pour tous les décideurs, dont les collectivités.
Le Premier ministre veut engager un nouvel acte de décentralisation. Cela vous satisfait-il ?
L’AMF, dont la vocation est de promouvoir les libertés locales, se saisit de toute opportunité en faveur de la décentralisation. Encore faut-il que l’intention de décentraliser ne se traduise pas par de la recentralisation, comme cela a été le cas avec l’adoption de textes comme les lois Maptam [du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles] et NOTRe [du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République], qui ont consacré une approche centralisatrice, le culte des grands ensembles et créé de nouveaux échelons producteurs de normes.
André Laignel [premier vice-président délégué de l’AMF] et moi avons adressé un courrier au Premier ministre pour lui rappeler les principes structurants de la décentralisation au premier rang desquels la subsidiarité ascendante, la libre administration, l’autonomie financière et fiscale des collectivités. La réflexion doit s’engager sur ces bases et ne pas se polariser sur des transferts de compétences. Nous ne faisons pas de procès d’intention au chef du gouvernement. Nous attendons sa réponse. Nous sommes dans un esprit collaboratif et constructif. Cela ne nous empêche pas d’être lucides sur le contexte dans lequel l’exécutif nous propose cette réflexion.
Que voulez-vous dire ?
Il y a tout d’abord la réalité financière. L’État, affamé financièrement, cherche dans l’urgence des crédits pour présenter une feuille de route budgétaire acceptable sur le plan européen. Il y a donc un danger que, sous couvert de grands principes décentralisateurs, l’État transfère aux collectivités des missions, des compétences et des charges non financées. Cela, nous le refusons. Il est par ailleurs impossible aujourd’hui de porter un débat sur l’autonomie fiscale des collectivités, qui se traduirait par des impôts en plus pour les Français. Cela est impensable car nous avons le record des prélèvements obligatoires.
Un impôt universel local, comme l’AMF le propose, n’aurait de sens que si, parallèlement, il y avait une baisse de la fiscalité nationale, ce qui n’est pas le cas. Il y a aussi une réalité politique : l’absence de majorité parlementaire rend difficile toute vraie réforme structurelle – un nouvel acte de décentralisation, par exemple – qui nécessiterait, de surcroît, des évolutions constitutionnelles. Enfin, la réalité électorale : les élections municipales, peut-être des législatives voire une élection présidentielle anticipée. Un calendrier peu propice pour engager une telle réforme.
Le chantier a donc peu de chance d’aboutir ?
Ce contexte budgétaire, politique et électoral contraint ne facilitera pas la réalisation d’un nouvel acte de décentralisation. C’est pour cela que nous proposons à l’État de prendre une première mesure qui ne nécessite pas d’évolution constitutionnelle et serait une vraie révolution positive : transférer le pouvoir règlementaire – sauf dans le champ régalien – aux collectivités territoriales.
Le gouvernement prévoit de nouveaux prélèvements financiers sur les collectivités en 2026. Faites-vous de leur suppression un préalable aux discussions ?
Si j’en faisais un préalable, nous claquerions tout de suite la porte. À chaque fois que l’État nous promet un nouvel acte de décentralisation, il procède dans le même temps à une recentralisation juridique et financière. C’est effectivement absurde. Les collectivités ont déjà largement participé à «l’effort de redressement des finances publiques ». Or, plus l’État nous ponctionne, plus il est en déficit ! Cela montre bien qu’un système hypercentralisé n’est pas performant.
Quel sera, dans ce contexte, la tonalité du 107e Congrès de l’AMF, à la mi-novembre ?
Au-delà de notre réprobation face à la recentralisation et aux mesures financières injustes qui pénalisent les collectivités, il s’agira, comme l’an dernier, d’un congrès d’alerte et de propositions. L’AMF tiendra un discours franc vis-à-vis de l’exécutif et apportera ses solutions. Il ne s’agit pas de défendre le pré-carré des élus, l’AMF ne représente pas une corporation. Elle est une institution utile au pays.
Quand nous défendons la commune, la liberté et la responsabilité locale, nous le faisons car nous pensons que c’est bon pour les finances du pays, l’efficacité des services publics, les services offerts aux usagers. La crise démocratique que nous vivons est avant tout une crise de l’exécution et de l’impuissance publique. L’État ne peut plus tout faire et il doit s’appuyer sur les collectivités en les libérant.
Quel bilan tirez-vous du mandat 2020-2026 ?
C’est le mandat qui a démontré la solidité et la nécessité absolue de l’échelon communal, à travers sa capacité, malgré toutes les contraintes et difficultés, à répondre aux besoins des habitants lors des grandes crises sanitaire (le Covid-19), économiques (inflation, renchérissement des prix de l’énergie), sociales (les émeutes…) et politiques. «Les communes heureusement » – c’était le thème de notre Congrès l’an dernier – ont répondu présentes pendant ces six années. Les communes recousent le tissu social tous les jours, elles constituent un creuset républicain, un lieu d’unité locale et nationale où l’on essaie de lutter contre les replis identitaires, elles apportent tous les services de proximité aux habitants.
Ce mandat est, dans le même temps, celui de la difficulté d’agir et de concrétiser des projets pour les raisons déjà évoquées, qui ont découragé les élus et, parfois, provoqué des tensions au sein des exécutifs municipaux. C’est aussi le mandat de l’hyper-exposition des élus à la violence et à l’incivisme de certains administrés. C’est enfin, logiquement, le mandat du record des démissions : en moyenne, une quarantaine de maires ont jeté l’éponge chaque mois, depuis 2020. C’est quatre fois plus par rapport au mandat de 2008 !
Craignez-vous une crise des vocations ?
Il existe une force civique puissante en France. Nous avons 500 000 élus locaux dont l’immense majorité sont des bénévoles. C’est une chance et une ressource inestimable au quotidien. Beaucoup de jeunes s’engagent dans l’action caritative et humanitaire. Beaucoup cherchent un sens à leur vie et l’action locale peut y répondre. Beaucoup de retraités ont aussi envie de transmettre des choses. Il y a une vraie énergie à mobiliser.
En dépit de la complexité du mandat liée à la bureaucratie et à la difficulté d’agir, de l’insécurité juridique des élus, de la pression parfois violente d’habitants, la France est un pays qui a été capable, lors des dernières élections municipales, d’avoir un million de candidats. Nous verrons en mars prochain.
Que diriez-vous à un jeune pour l’inciter à s’engager ?
Je lui ferais part de la satisfaction et de la joie que procure le fait de servir, de l’honneur que l’on ressent d’être mandaté par ses concitoyens. Malgré toutes ses difficultés, l’action municipale a cela de magnifique qu’elle est incarnée, physique. Elle se vit de façon pleine et entière dans son terroir, sa localité, son village, sa ville, avec les habitants.
Exercer un mandat, c’est utile, c’est concret, c’est ce qui procure un sentiment de réussite sociale. La vie ne se vit pas uniquement derrière un écran, elle est faite de rencontres, d’échanges, d’humain, qu’il s’agisse de prendre en charge une situation de détresse ou de canaliser des énergies. Le mandat municipal est fantastique sur ce plan.
La réforme du statut de l’élu en cours de discussion comporte-t-elle des mesures suffisantes ?
Ce texte est important, il est nécessaire même s’il ne suffira pas à régler le problème des freins au pouvoir d’agir des maires. Mais il est impératif d’améliorer les conditions d’exercice du mandat. Il règle des problèmes qui, aujourd’hui, peuvent bloquer des vocations : la conciliation du mandat avec la vie étudiante, la vie professionnelle et la retraite, la vie de famille. Il faut aussi régler l’insécurité juridique des élus. Être honnête, précautionneux, compétent et bien entouré ne suffit pas aujourd’hui pour être à l’abri des ennuis juridiques, voire judiciaires.
Le problème repose notamment sur le délit de prise illégale d’intérêts qui est une qualification pénale très ambiguë, interprétative et, en cela, dangereuse car porteuse d’arbitraire.
Avec la mobilisation de l’AMF, des associations départementales de maires et des parlementaires, je ne doute pas que nous parviendrons à trouver le bon équilibre pour la liberté d’action des élus dans le respect de l’État de droit.
Le naufrage macroniste est total : à nous de faire que le radeau n’entraîne par la France.
Le 11 juin 2017 je démissionnais du Modem dont je m’étais mis en retrait au moment du soutien décidé par François Bayrou : https://sauvade.net/2017/06/
Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour nous connaîtrions le naufrage lié à l’incompétence et l’amateurisme de près de 10 ans de macronisme. Je regrette sincèrement d’avoir eu raison très tôt.
Une chose est sûre : la solution ne viendra plus désormais du pire président de la 5ème République et de son entourage de courtisans totalement isolés et coupés du monde. La France doit elle accompagner ces forcenés dans leur chute ? Non.
C’est donc à nous de maintenir notre pays à flot : les collectivités locales continueront à gérer au plus près malgré les contraintes qui pèsent de plus en plus sur elles. Pour ma part j’ai choisi de suivre David Lisnard, dont le discours dans la ville de Cannes où il est un maire particulièrement reconnu et semblable à ce qu’il porte avec Nouvelle énergie au niveau national.
Progressivement nous occupons le terrain : je suis en charge de la 5ème circonscription aux côtés des amis des Républicains.
Je vous invite à nous rejoindre : michel.sauvade@orange.fr ou de venir à la rencontre de tous ceux qui portent nos idées : https://www.unenouvelleenergie.fr/
Publié dans Nouvelle énergie, vie politique
Tagué David Lisnard, Michel Sauvade



