Nous évoquions hier sur ce blog la journée d’installation de la communauté de communes Ambert Livradois-Forez (https://ambertaucentre.org/2017/01/14/jean-claude-daurat-elu-president-de-la-communaute-de-communes-ambert-livradois-forez/ ) ainsi que les jours qui ont précédé (https://ambertaucentre.org/2017/01/14/ambert-livradois-retour-sur-les-coulisses-de-lelection-a-la-communaute-de-communes/)
En principe lorsqu’un maire ou un président de communauté de communes est élu il entraîne à sa suite l’ensemble de son exécutif : je ne connais pas d’exemple d’un maire nouvellement élu qui voit les adjoints qu’ils proposent battus par des candidats autres.
Et pourtant plus du 1/3 des vice-présidents proposés par Jean-Claude Daurat ont été battus et remplacés par d’autres, (https://ambertaucentre.org/2017/01/14/ambert-livradois-forez-les-vice-presidentes-elues/) avec pour conséquence de constituer une équipe « composite », pour reprendre le terme du président lui-même. Pourquoi ?
1°) Les candidats à la présidence n’ont pas réussi à rassembler dans leur propre communauté de communes :
Jean-Claude Daurat ne propose aucun vice-président de la communauté de communes qu’il dirigeait (18 voix), y compris pour la seconde communes de la communauté de communes (Arlanc, qui compte 4 élus) : pire, 3 maires dont celui d’Arlanc se déclarent candidats contre les vice-présidents proposés par lui.
Alors qu’il inscrit dans son exécutif 3 élus de la communauté du Pays d’Ambert, Guy Gorbinet ne fait manifestement pas le plein des voix de son territoire (28 voix) , à commencer par ceux de la commune d’Ambert même.
Les bilans ne sont donc manifestement pas positifs et doivent interroger à la fois sur la quantité et la qualité du travail à fournir pour répondre aux attentes des citoyens. Un élu n’a jamais raison tout seul et sans « faire le métier ».
Inutile de dire que dans ces conditions, le rassemblement ne pouvait se faire à l’échelle plus large de l’arrondissement. Jean-Claude Daurat a été élu président par défaut et non par envie.
2°) En se réclamant de la gauche dans la presse et en constituant une équipe de gauche, Jean-Claude Daurat a politisé l’élection dans un esprit de revanche totalement déplacé.
Comme à l’accoutumée dans l’arrondissement, les élus majoritaires de gauche, et notamment issus de la majorité départementale de Jean-Yves Gouttebel, ont voulu rafler la mise : Jean-Claude Daurat s’est appuyé en cela sur Jean-Luc Coupat et Dominique Giron, toujours en exercice et très actifs tout au long de la journée d’hier pour « limiter la casse », ainsi que sur Michel Bravard, comme il l’avait fait pour l’élection départementale de 2015.
Mais voilà, justement, l’élection départementale de 2015 est passée par là, décimant le cœur de la « gouttebellie » en Livradois-Forez : exit Jean-Claude Daurat, Jacquie Douarre, Alain Faure et Michel Bravard, que nous avons remplacé avec Valérie Prunier sur les bancs de l’assemblée puydomoise. Désormais les conseillers départementaux du canton d’Ambert siègent au groupe de la Droite et du Centre au département.
Sur le canton des Monts du Livradois, si la gauche l’a emporté à ces mêmes départementales, cela s’est fait au prix d’une lutte fratricide entre les gouttebelliens, les socialistes et le Front de Gauche. Elle a visiblement laissé des traces : Yves Fournet Fayard a été victime d’un règlement de compte en règle de la part de ses « amis » qui l’ont laissé sur le carreau avec seulement 25 voix. Même si nous sommes loin d’avoir la même conception de la vie politique avec Yves Fournet-Fayard, je n’apprécie pas personnellement cette façon de faire qui déshonore ses auteurs.
Cette volonté évidente de revanche par rapport à la défaite départementale a eu pour conséquence de refuser le travail en commun avec les élus de Droite et du Centre que nous sommes et que nous avons proposé : si Jean-Luc Coupat trouvait évidemment grâce aux yeux de Jean-Claude Daurat, il n’était pas question de m’associer à l’exécutif – trop de contentieux personnels avec moi… – mais surtout l’envie de « refaire » le match de la départementale. Trop tard Jean-Claude, les électeurs ont parlé en 2015…
Quoiqu’il en soit, pas question pour nous d’entrer de ce type de calculs politiciens inutiles, stériles et d’un autre temps : le message des conseillers communautaires a été clair hier et d’une autre ambition :
- c’est le conseil communautaire qui sera au cœur des décisions et des projets de la communauté de communes Ambert Livradois Forez.
- il est temps de faire la place à d’autres : les vieilles communautés de communes ont vécu, place aux jeunes élus – et pas seulement par l’âge -, qu’ils soient femmes ou hommes, peu importe.
Ambert au centre s’inscrit exactement dans cette démarche depuis 2011 :
- le rejet des extrêmes, des arrangements entre amis, du clientélisme.
- La volonté de promouvoir de nouveaux engagements sincères et désintéressés.
- L’envie de travailler ensemble pour vivre mieux ici demain.
Ceci nous a conduit progressivement à nous retrouver, toujours plus nombreux, dans les instances communales, intercommunales et départementales ; demain à la région et au Parlement. Partout, la voix du territoire sera portée et entendue.
Non seulement nous continuerons demain, mais la création de cette communauté de communes nous ouvre d’autres horizons pour continuer à avancer. Vous pouvez compter sur nous, mais nous comptons aussi sur vous, rejoignez-nous !





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