un « smic jeunes » soulevée mardi dernier,par le président du MEDEF
Pierre GATTAZ.
Le « smic jeunes » est le plus mauvais signal que la société française peut adresser à sa jeunesse. On ne peut d’un côté prétendre que les jeunes représentent l’avenir de notre pays et de l’autre, leur proposer un « Smic au rabais » pour prix de leur travail et de leurs compétences.
Par ailleurs, une telle mesure reviendrait à ouvrir une dangereuse boîte de Pandore, qui se traduirait inévitablement par une harmonisation sociale par le bas. Elle accréditerait l’idée fausse selon laquelle les droits sociaux sont l’ennemi de l’emploi. Enfin, Pierre Gattaz agite ce chiffon rouge au moment où le dialogue social est plus que jamais nécessaire pour aider notre pays à sortir de la crise.
La clef de la réduction du chômage des jeunes se trouve dans l’apprentissage, seul moyen pour eux de poursuivre leur formation, de mettre un pied dans l’emploi, sans peser démesurément sur la masse salariale des entreprises. Plutôt que de « sous-payer » les jeunes, mieux vaut investir dans leur employabilité. C’est pourquoi, face à l’effondrement du nombre d’apprentis depuis deux ans, il faut obtenir l’élaboration, avec les partenaires sociaux, d’un « plan Marshall de l’apprentissage » dans les entreprises comme dans la fonction publique.
Il est intéressant d’analyser que c’est la seconde fois de notre histoire que le patronat impose facilement son diktat à un gouvernement, tout d’abord sous F. Mitterrand et maintenant sous F. Hollande. On constate une fois de plus le double jeu de nos amis, les responsables de la gauche, qui n’hésite pas à trahir leurs électeurs. Il vaux bien mieux une droite sociale, qui sait tenir tête, qu’une gauche antisociale qui ne sait faire que le valet.
Bon lundi de pâques





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