Nouveau membre de la commission TIC de l’Association des Maires de France je reviens d’une réunion à Paris autour des questions de santé liées à la téléphonie mobile. Tout à fait passionnant car se retrouvent aussi bien la situation de la capitale, que des vallées des Pyrénées en passant par Thiers – et oui, une des villes de l’expérimentation -. L’Association est sollicitée pour s’associer à des études, donner son avis sur des lois en préparation ou proposer des évolutions vers plus de démocratie.
Tout est ouvert entre maires, tout peut se dire, accords comme désaccords, au final cela conduit nécessairement à l’adoption d’une position commune partagée. Impressionnant d’efficacité et de compétences. Le fait d’avoir été élu n’apporte pas la science et apprendre ce qui se passe à Agen, dans un village des Pyrénées ou en Alsace permet de réfléchir sur la situation locale, d’envisager quelles améliorations sont possibles sans réinventer l’eau chaude à chaque fois. D’autant plus facile que les collègues élus sont prêts sans hésitation à partager et échanger les informations dont-ils disposent.
J’ajoute, et nous en avons eu de nombreux exemples, que la seule force des collectivités locales est de faire bloc dans leurs demandes pour peser vraiment dans les choix de demain. Logiquement, l’expérience du plus grand contribue à forger, comme celle du plus petit, une réflexion commune : à l’issue de ces réunions les avis demandés à l’AMF pèsent alors du poids de plus de 36 000 communes.
Quel rapport avec le Livradois ? Le déploiement équilibré sur le territoire, et en particulier dans des arrondissements comme Ambert passe donc par cette volonté commune mise en face des opérateurs de téléphonie. C’est par elle que devraient s’améliorer dans notre secteur une couverture finalement pas si mauvaise qu’on pourrait l’imaginer parfois. Alors que dans les grandes villes le problème qui se pose est davantage celui d’une exposition parfois trop forte aux rayonnements électromagnétiques, quel paradoxe !

Au fait, l’Association des Maires de France c’est le « machin » dont un adjoint d’Ambert m’expliquait récemment que ça ne servait à rien, sinon à se regarder le ventre pendant que les pauvres sont dans la rue ?
Le manque de curiosité et les certitudes sont deux ennemis mortels des élus. Ambert au centre rassemble les élus de demain, curieux et à la recherche du meilleur pour vivre et travailler ici. Nous saurons faire partager l’expérience acquise dans ces mandats le plus largement possible pour que nous soyons nombreux à porter la voix du Livradois, sur le terrain comme à Paris.





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