Le site Newsauvergne.com (http://www.newsauvergne.com/) fait une bonne synthèse du recensement agricole dont les résultats sont désormais connus. L’ensemble de l’étude peut être consulté sur le site de la DRAAF.
L’Auvergne a perdu un quart de ses agriculteurs.
« En dix ans l’Auvergne a perdu 6 300 exploitations et 27 % de ses agriculteurs ont disparu. Telle est la principale conclusion du recensement agricole 2000-2010 effectué par la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF).
En 2010, l’Auvergne comptait près de 23 700 exploitations agricoles, soit 4,8 % de l’ensemble national. On en recensait 29 947 en 2000. Ainsi, en dix ans, environ 6 300 ont cessé leur activité. « Le taux annuel de disparition est de – 2,3 %, un rythme plus faible que sur la période précédente, 1988-2000, (- 3,1 % annuellement). C’est aussi un des quatre plus faibles de métropole », relativise l’étude. L’agriculture représente toujours 42 100 emplois à temps plein dans la région.
De plus en plus grand
Autre évolution notoire, les petites structures ont tendance à effacer au profit de plus grandes exploitations. aujourd’hui, 61 % des exploitations, soit 14 500, sont classées moyennes ou grandes. Elles occupent 71 % des actifs, s’étendent sur 90 % de la SAU et assurent l’essentiel de l’activité agricole (95 % de la production brute standard – PBS régionale).
Domination bovine
La spécialisation bovine concerne près de 57 % des exploitations de la région. Dans un contexte général de baisse, la spécialisation viande (7 500 exploitations) résiste mieux que le secteur laitier toujours en restructuration (- 31 %) ou mixte qui tend à se spécialiser (- 40 %). Ces évolutions sont différentes selon la taille de l’exploitation. Le nombre de petites structures se réduit quelle que soit l’orientation, à l’exception du secteur « grandes cultures » qui progresse de 21 %.
Vive le circuit court
Un producteur sur dix commercialise désormais ses produits via des circuits courts. Dans 80 % des cas c’est l’exploitation qui en assure elle-même la vente, soit par des ventes à la ferme (1 500 exp.), sur les marchés (770 exp.), et auprès de commerçants détaillants (330 exp). 8 500 exploitations commercialisent leurs produits sous un signe de qualité : AOP, label, IGP et autre. Preuve à la fois d’une production de qualité et d’une certaines exigences chez les consommateurs.
Ambert au centre suit l’évolution de l’agriculture dans notre arrondissement depuis le début, comme cela avait été le cas depuis les élections régionales et l’intervention des agriculteurs à la table ronde organisée à cette occasion (http://ambert.lesdemocrates.fr/2010/02/25/journee-bien-remplie-pour-les-candidats-du-modem/).
Même si leur disponibilité ne facilite pas toujours l’engagement politique, nous savons que les agriculteurs sont ici, peut-être plus qu’ailleurs engagés pour l’aménagement du Livradois-Forez, malgré les difficultés qu’ils connaissent.






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