La presse s’est faite l’écho ces derniers jours des angoisses existentielles de quelques élus ambertois dénonçant en termes pour le moins excessif l’évolution de la politique intercommunale en pays d’Ambert.
Alors que l’heure est à la réforme de l’intercommunalité et que bien peu d’élus s’engagent pour dépasser les limites de « leur » petit territoire le signal envoyé est des plus mauvais.
En effet dans un contexte troublé pour les collectivités, à commencer par les plus petites d’entre-elles qui se sentent abandonnées, l’heure n’est pas à surdimensionner les egos mais à tracer le plus vite possible le chemin de l’avenir commun de tout notre Livradois-Forez :
– oui, la crainte des petites communes est légitime : la peur de l’éloignement des centres de décisions leur fait courir un risque bien réel… Mais peut leur donner aussi de nouveaux moyens d’exister et d’être reconnues davantage.
– oui l’éloignement des services publics fait regarder le voisin avec parfois un brin de jalousie et de défiance : ne va-t-il pas « tirer la couverture à lui » ? Mais le travail en commun peut aussi permettre le développement de services adaptées à des besoins ne pouvant être satisfait par les seuls moyens de petites intercommunalités.
– oui, la ville d’Ambert pourrait vouloir imposer sa vision des choses, mais dans leur immense majorité les élus ambertois ont compris qu’aujourd’hui l’avenir d’Ambert passe par le maintien et le développement de l’activité sur toute la vallée, à commencer par Arlanc dont le développement économique et démographique est vital pour nous tous : les entrepreneurs investissent et sont prêts à investir au sud de la vallée de la Dore, aux élus de tout le bassin de vie d’Ambert d’encourager et d’accompagner cet effort.
Jean Aulagnier a clairement vu les choses sur le blog de MP6 : http://mp6ambert.unblog.fr/ : « ils ont tout faux » écrit-il ; inutile d’en dire plus. laissons aux ambertois le soin de régler en interne leurs problèmes, je leur fais confiance pour cela, c’est leur affaire. En tout état de cause ces querelles amberto-ambertoises ne viendront pas polluer la réflexion à l’échelle du bassin de vie ; nous sommes suffisamment nombreux pour rendre cela impossible. Décidément, beaucoup de crispations inutiles par les temps qui courent…
Comme toujours Ambert au centre recherchera avec force la voie de l’avenir en rejettant à la fois le refus de se figer dans un passé dépassé et celui d’une re-centralisation forcée.
